OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Mode d’emploi pour démarrer une civilisation http://owni.fr/2011/05/18/mode-demploi-pour-demarrer-une-civilisation/ http://owni.fr/2011/05/18/mode-demploi-pour-demarrer-une-civilisation/#comments Wed, 18 May 2011 12:32:01 +0000 aKa (Framasoft) http://owni.fr/?p=63171 Dans un récent billet intitulé Open Source Ecology ou la communauté Amish 2.0 nous nous faisions l’écho d’un projet assez extraordinaire consistant à placer sous licence libre les spécifications d’une cinquantaine de machines agricoles permettant théoriquement à un village d’accéder à l’autosuffisance.

Un projet qui méritait bien les honneurs d’une conférence TED que nous avons choisi de vous reproduire ci-dessous.

Soit dit en passant, les conférences Ted, au format court caractéristique et de plus en plus souvent sous-titrées en français, constituent avec le temps une véritable mine d’or pour tout internaute curieux de mieux comprendre et appréhender les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Je suggère fortement à tout enseignant d’indiquer cette ressource à leurs étudiants et de leur en montrer quelques unes en classe (les interventions sont placées sous licence Creative Commons By-Nc-Nd).

Leur slogan est : « des idées qui méritent d’être diffusées ». Celle-ci, comme les autres, le mérite amplement.

PS : Une ressource signalée par l’excellente revue de presse hebdomadaire d’InternetActu.

Un projet de civilisation en libre (retranscription de la vidéo)

Marcin Jakubowski – Avril 2011 – Open Source Ecology

Marcin Jakubowski: Open-sourced blueprints for civilization

Salut, je m’appelle Marcin, fermier, ingénieur. Je suis né en Pologne, je vis désormais aux États-Unis. J’ai lancé un groupe intitulé « Open Source Ecology » (« Écologie en Accès Libre ») Nous avons identifié les 50 machines les plus importantes qui, selon nous, permettent à la vie moderne d’exister, depuis les tracteurs et les fours à pain aux graveuses de circuits imprimés. Nous avons essayé de créer une version accessible, FLVM, une version « faites-le vous-même » que n’importe qui pourrait construire et entretenir en ne supportant qu’une partie du coût. Nous appelons cela le Kit de Construction du Village Global.

Laissez-moi vous raconter une histoire. J’ai fini à trente ans avec un doctorat en fusion énergétique, et j’ai découvert que j’étais inutile. Je n’avais aucune compétence pratique. Le monde m’a offert des options, et je les ai prises. On pourrait appeler cela un style de vie consumériste. J’ai créé une ferme dans le Missouri et appris les choses en rapport avec l’économie de la ferme. J’ai acheté un tracteur, qui cessa de fonctionner. J’ai payé pour qu’on me le répare, et puis il cessa à nouveau de fonctionner. Alors peu de temps après j’étais moi aussi financièrement incapable de fonctionner.

J’ai réalisé que les outils bon marché, vraiment appropriés, dont j’avais besoin pour établir une ferme durable n’existaient tout simplement pas encore. J’avais besoin d’outils robustes, modulaires, hautement efficaces et optimisés, peu chers, fabriqués à partir de matériaux locaux et recyclés qui dureraient toute une vie, non conçus pour l’obsolescence. Je me suis rendu compte que j’allais devoir les construire moi-même. Et c’est ce que j’ai fait. Je les ai ensuite testés. Et je me suis rendu compte que la productivité industrielle peut être atteinte sur de petites échelles.

Alors j’ai publié les plans en 3D, les schémas, les vidéos d’explication et les budgets sur un wiki. Des participants du monde entier sont apparus, réalisant des prototypes de nouvelles machines à l’occasion de visites de projet dédiées. Jusque-là, nous avons prototypé 8 des 50 machines. Le projet commence à grandir de façon autonome.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Nous savons que l’accès libre a réussi avec les outils de gestion de la connaissance et de la créativité. Le même phénomène est en train de se produire avec le matériel. Nous nous concentrons sur le matériel parce que c’est lui qui peut changer la vie des gens de manière réellement tangible. Si on peut baisser les barrières autour de l’agriculture, de la construction, de la production, nous libèrerons une quantité énorme de potentiel humain.

Cela ne vise pas seulement les pays en développement. Nos outils sont conçus pour le fermier, l’ouvrier, l’entrepreneur ou le producteur des États-Unis. Nous avons vu beaucoup d’intérêt chez ces gens-là, qui peuvent maintenant lancer une société de construction, de fabrication de pièces détachées, d’agriculture bio ou simplement revendre de l’électricité. Notre but est de devenir un répertoire en ligne de plans si clairs, si complets, qu’un simple DVD peut servir de kit de démarrage.

J’ai planté une centaine d’arbres en une journée. J’ai compacté 5000 briques en une journée en utilisant la terre sous mes pieds et j’ai construit un tracteur en six jours. De ce que j’ai vu, ce n’est que le commencement.

Si cette idée est vraiment solide, alors les implications sont considérables. Une meilleure distribution des moyens de production, une chaîne logistique respectueuse de l’environnement, et une nouvelle culture du “faites-le vous-même” pourrait espérer venir à bout d’une rareté artificielle. Nous explorons les limites de ce que nous pourrions faire pour rendre le monde meilleur avec des technologies physiques en accès libre.

Merci.


Article publié initialement sur le Framablog sous le titre “Un kit libre pour démarrer une civilisation !”

Image sous licences CC by-sa et GNU Free Documentation License

]]>
http://owni.fr/2011/05/18/mode-demploi-pour-demarrer-une-civilisation/feed/ 16
[infographie] La Galaxie Wikimedia http://owni.fr/2011/01/15/infographie-la-galaxie-wikimedia/ http://owni.fr/2011/01/15/infographie-la-galaxie-wikimedia/#comments Sat, 15 Jan 2011 16:47:35 +0000 Ophelia Noor http://owni.fr/?p=42408 Derrière la célèbre encyclopédie libre Wikipédia se cache une galaxie de projets portés par la fondation Wikimedia dont 31 associations locales ou  “chapitres” autonomes existent déjà en France, en Allemagne, en Argentine, à Hong-Kong et en Israël.

Si à l’instar du navigateur open source Firefox et de Mozilla, la création de Wikipédia en 2001 précède celle de sa fondation en juin 2003, la célèbre encyclopédie est la planète la plus brillante d’un écosystème de projets annexes et transversaux qui gravitent autour de la Wikimedia Foundation: Wikisource, Wikiquote, Wikispecies, soit une dizaine de projets sous licence libre gérés par leurs contributeurs, et que nous avons répertorié dans une infographie. Également, les projets de coordination et d’organisation de la communauté comme le “Wikimedia Strategic Planning” ou le  “Wikipedia Test Wiki”, un espace réservé aux développeurs du logiciel MediaWiki.

Cette infographie est sous la même licence Creative Commons by-sa que les projets Wikimedia: n’hésitez pas à la partager et à la modifier [PDF]. Et bon anniversaire!

MAJ 16/01/2011

MAJ 25/août/2011 31 associations locales en août 2011 contre 27 en janvier 2011

INFOGRAPHIE

Télécharger au format PDF

Retrouvez nos articles autour des 10 ans de Wikipédia:

Wikipédia a 10 ans, par Jean-Noël Laffargue

L’interview de Bastien Guerry, de Wikimédia France

MAJ : Voici une vidéoThe State of Wikipedia de l’agence JESS3 qui revient sur les origines de l’encyclopédie libre, son évolution et ses enjeux pour l’avenir, narrée par Jimmy Wales, son fondateur.

Cliquer ici pour voir la vidéo.


Infographie réalisée par Ophelia Noor avec Loguy au design /-)

]]>
http://owni.fr/2011/01/15/infographie-la-galaxie-wikimedia/feed/ 16
[itw] Bastien Guerry: Faire des institutions des acteurs de la culture libre http://owni.fr/2011/01/14/itw-bastien-guerry-faire-des-institutions-des-acteurs-de-la-culture-libre/ http://owni.fr/2011/01/14/itw-bastien-guerry-faire-des-institutions-des-acteurs-de-la-culture-libre/#comments Fri, 14 Jan 2011 18:37:03 +0000 Ophelia Noor http://owni.fr/?p=42338 L’association Wikimédia France, chapitre français de la Wikimedia Foundation, mène tranquillement son bout de chemin depuis 2004, mettant en place des actions de diffusion de la culture libre. Bastien Guerry, chargé de mission depuis février 2010, revient avec nous sur trois projets majeurs portés par l’association : un projet photographique en collaboration avec le Museum de Toulouse, la diffusion du fonds Eugène Trutat avec les Archives de Toulouse sur Wikimedia Commons et enfin, le dépôt de livres sous licence libre sur Wikisource avec la Bibliothèque nationale de France et Gallica.

Un travail au long cours avec les institutions, les administrations et la communauté des contributeurs autour de la question de la diffusion des savoirs, des licences libres et du droit d’auteur.

Comment est né le projet avec museum Toulouse ?

Archaeodotonsaurus, passionné d’anthropologie et de photographie, utilisateur de Wikipédia, avait en tête un projet ambitieux de partage de photos scientifiques de qualité à partir des collection d’objets préhistoriques du museum de Toulouse. En avril 2009, il rencontre sur les pages de discussion de Wikipedia la présidente de l’association Wikimedia France, Adrienne Alix. Le projet prend forme et ils se rencontrent très rapidement en juin 2009. Je suis embauché en février 2010 et le projet s’accélère avec la mise en place d’un suivi au quotidien et le soutien de la mairie, dont le museum dépend.

Tout notre travail était d’assurer une coordination efficace entre la volonté de la mairie, la disponibilité du museum et celle des volontaires qui pouvaient contribuer à prendre des photos pour ce projet

Bifaces de la vallée des rois, Thèbes, Egypte

Quel a été le rôle de Wikimédia France dans ce projet et qui étaient les autres acteurs ?

L’association Wikimedia France a proposé de mettre à disposition des volontaires pour prendre des photos des objets des collections préhistoriques, et le museum nous a ouvert l’accès à ses collections pour les prises de vue. D’un côté le museum débloquait du temps et de la bonne volonté et du côté de Wikimédia France, nous nous sommes chargés du transport des volontaires pour lequel nous avions un budget. En revanche, nous n’avions pas de budget pour le matériel photo, les volontaires étant déjà photographes. Le défi principal, voulu par le porteur du projet Archaeodontosaurus, était d’obtenir des photos de qualité scientifique en très haute définition.

L’originalité de la démarche tient au fait que ces photos n’existaient pas. Dans la plupart des partenariats avec Wikimédia, les musées possèdent déjà des banques d’images en ligne  qu’ils cherchent à valoriser sur d’autres sites à forte audience comme Wikipedia et Wikimedia Commons. Dans le cas du projet toulousain, les photos sont donc inédites.

Vous soulignez l’importance des soutiens de la mairie de Toulouse dans ce projet, quelles ont été les différentes étapes ?

Le 2 octobre 2010 une convention cadre a été signée entre Wikimédia France (WMFR) et la mairie de Toulouse pour trois ans. Le projet avec le museum est un avenant de cette convention. La mairie s’engage à encourager ce genre d’actions auprès de ses services culturels et Wikimédia France à les aider à mettre ce contenu en ligne. Le projet qui a lancé tous les autres est celui du museum de Toulouse et dans la foulée nous avons demarré un projet plus classique avec les archives de la ville sur le fonds Eugene Trutat, un photographe toulousain.

Portrait d'Eugène Trutat

Ce projet correspond à un objectif global de partage du savoir entre les wiki et les musées…

D’abord WMFR n’édite pas les projets directement sur Wikipedia mais nous mettons à disposition de la communauté des contenus libres que les contributeurs peuvent intégrer comme ils veulent. Dans le cadre des contenus, ceux qui nous intéressent particulièrement sont les contenus des musées, des archives et des bibliothèques (GLAM) (Galleries, Librairies, Archives and Museum).
Le premier partenariat culturel
de l’association Wikimédia France était celui de la Bibliothèque nationale de France au début de l’année 2010. La BNF a rendu disponible en libre accès 1400 livres présents sur Gallica pour le projet Wikisource.

Cette nouvelle démarche de la part des institutions implique de se poser la question du droit d’auteur et des licences libres. Comment êtes-vous intervenu dans ce processus ?

Nous faisons un travail de pédagogie pour expliquer ce que sont les licences libres dès que nous avons un lien avec des institutions qui souvent connaissent un peu les licences, mais demandent des précisions sur ce à quoi cela les engage.

Par exemple, avec les Archives de Toulouse pour le fonds Eugene Trutat, il y avait une crainte au sujet de la clause de réutilisation commerciale, ce que permet la licence cc-by-sa. Les fonds d’images de Wikimedia Commons sont justement diffusés sous cette même licence cc By-Sa – ou sont dans le domaine public – ce qui était le cas des photos d’Eugène Trutat, mort en 1910.

Leur question était de savoir comment empêcher les réutilisations néfastes. Pour lever cette crainte, notamment en ce qui concerne des réutilisations imprimées, nous avons trouvé un compromis en diminuant la qualité de l’image mise en ligne (72 dpi).

Mais c’est un faux problème, car même si on publie une image sous licence cc-by-sa, il est possible à tout moment d’estimer qu’une réutilisation est contraire au droit moral et empêcher sa réutilisation. Un exemple est donné dans une présentation du projet Phoebus par le museum de Toulouse, où ils montrent la photo d’un crâne mis en ligne sur Wikimedia Commons qui avait été utilisée par un journaliste pour illustrer une histoire de meurtre. La réutilisation est permise par la licence et, même s’ils citent la source, l’auteur peut faire jouer son droit moral et faire valoir que cette utilisation porte atteinte a l’intégrité de l’oeuvre.

Babouin cynocéphale

Quelle leçons tirez vous de ces partenariats entre associations, institutions, administrations et volontaires ?

La première leçon démontre qu’il est utile d’avoir une structure pérenne, ici l’association Wikimédia France, avec un permanent qui assure un suivi du projet, notamment sur le plan administratif.
La deuxième chose c’est d’avoir une cheville ouvrière, non pas politique, mais plutôt au niveau des contributions et des compétences apportées, à savoir celui qui a lancé ce projet, dans le cas des photos préhistorique, Didier Descouens (ndlr : Archaeodontosaurus). Il s’y connait en photographie, insiste sur le fait de mettre en avant la qualité plutôt que la quantité et aussi sur les métadonnées, auxquelles nous sommes aussi très attentifs sur les projets Wikipedia et Wikimedia Commons, de même que les musées.

Enfin c’est aussi la rencontre entre plusieurs compétences qui s’ignoraient jusque là et qui sont communes : des passionnés de photographie de l’association rencontrent des photographes passionnés du museum. Ce projet fait avancer l’association en apportant des contenus au projet et fait connaître les activités du museum et des archives, ce qui peut donner envie à d’autres institutions de faire de même.

Sur l’intervention du politique dans ce type de projets, aurait-il pu se faire sans la mairie de Toulouse ?

Dans les grandes villes comme Toulouse, l’idée est de travailler de manière concertée avec les institutions. En même temps les ordres venant d’en haut ne doivent pas être trop coercitifs car les directeurs d’institutions n’aiment pas ça. Nous avons fait attention à ce que les institutions s’approprient le projet et donnent la cadence en terme de communication et de mise en ligne. La mairie devait être là pour encourager et s’assurer que ce soit matériellement faisable.

Maintenant, imaginons que les archives diffusent leurs photos sous licence libre sur leur site et en informent Wikimedia Commons, nous pourrions alors reprendre directement les contenus. C’est un peu le paradoxe de ces projets là. Dans l’absolu la machine des accords et des conventions serait inutile si tout le monde connaissait les licences et si tout le monde les utilisait. Dans la réalité c’est un travail de pédagogie et de mise en confiance réciproque.

Signer une convention c’est dire qu’il y a des gens stables du côté de l’association et montrer qu’on peut assurer un suivi et un conseil. Après, dans notre convention cadre avec la mairie de Toulouse, nous nous sommes engagés à donner des statistiques régulières sur l’avancement du projet.

Toulouse, rue d'Astorg. Fonds Eugène Trutat (source : Wikimédia)

Quels sont les objectifs et projets à long terme pour Wikimedia France ?

Nous souhaitons faire d’autres partenariats de ce type à tous les niveaux de collectivités que ce soit des musées, des universités ou des archives.

L’autre objectif pour nous est de s’assurer que ces partenariats correspondent à un désir de la communauté des projets. Le défi est d’amener des projets qui ne soient pas une surcharge de travail pour les wikipédiens, et que ces projets impliquent la communauté le plus tôt possible et fassent un bon accueil au contenu qu’on apporte.

Par exemple, on ne peut pas apporter d’un seul coup 100 000 images d’un musée. Dans le cas du Museum de Toulouse, les photographes se sont coordonnés à trois ou quatre et mettent eux mêmes les photos en ligne sur Wikimedia Commons où tout le monde est invité à vérifier, rajouter des catégories ou des métadonnées.

Pour le projet Eugène Trutat, la gestion du fonds de 20 000 photos est répartie entre les archives, la bibliothèque et le museum. C’est dans ce genre de cas qu’il est intéressant de discuter avec la mairie qui peut apporter une aide de coordination. Ici, c’est essentiellement le travail d’une personne qui, grâce à un programme, met en ligne les photos par lots. Nous avons décidé d’une date à laquelle on peut commencer à mettre en ligne les photos mais nous n’avons pas posé de date butoir. D’ou l’intérêt d’être en phase avec la communauté des contributeurs et de s’assurer qu’il y a assez de gens pour mettre les photos en ligne.

Sur la collecte de fonds de la Wikimedia Foundation d’un montant de 16 millions de dollars, une partie de la somme est-elle affectée à Wikimédia France ?

Le mouvement Wikimedia en général est composé de la Wikimedia Foundation (WMF) et de chapitres locaux. La levée de fonds principale est celle de la WMF qui a récolté 13 millions de dollars, la seconde est celle des chapitres pour un montant 6 millions de dollars dont 50% ont été reversés à la WMF. Par exemple, les bannières sur la partie francophone de l’encyclopédie dirigaient vers le site de l’association Wikimédia France (WMFR) pour effectuer le don.

Au niveau de l’organisation de la levée de fonds au sein des 27 chapitres nationaux, nous avions un groupe de chapitres solides en terme de structures qui ont signé un accord avec la fondation WMF stipulant qu’ils reverseront 50 % des dons titre de l’hébergement du serveur. L’autre groupe concernait des chapitres qui n’étaient pas en mesure de signer de tels accords. Par exemple le chapitre indonésien ne pouvait pas garantir le transfert de 50 % des fonds, donc un wikipedien indonésien qui voulait faire un don à partir de la page wikipedia indonésienne était redirigé vers la page américaine.

Du côté de Wikimedia France, au 31 décembre 2010, nous étions à 435.000 € via 11 000 dons. Sur toute l’année 2010, 475 000 € ont été collectés via l’interface de paiement en ligne en 12 000 opérations.

Retrouvez nos articles autour des 10 ans de Wikipédia:

Wikipédia a 10 ans, par Jean-Noël Laffargue

Notre infographie: la Galaxie Wikimédia (par Loguy) [PDF]

– — –

Crédits :
Les photographies des collections préhistoriques du museum de Toulouse publiées sur Wikimedia Commons sous licence
Creative Commons
Attribution-Share Alike 3.0 Unported
CC FlickR bastique

Collier en bronze de Penne dans le Tarn ;Bifaces de la vallée de rois en Egypte ; Babouin cynocéphale

>Les photographies du fonds Eugène Trutat publiées sur Wikimedia Commons sont dans le domaine public
Portrait d’Eugène Trutat ; Rue d’Astorg, Toulouse.

Cet article Owni est exceptionnellement sous licence CC by-sa

]]>
http://owni.fr/2011/01/14/itw-bastien-guerry-faire-des-institutions-des-acteurs-de-la-culture-libre/feed/ 5
Owni police secours: phase opérative http://owni.fr/2010/04/14/owni-police-secours-phase-operative/ http://owni.fr/2010/04/14/owni-police-secours-phase-operative/#comments Wed, 14 Apr 2010 12:53:51 +0000 Sabine Blanc http://owni.fr/?p=11518 Un blog et un wiki pour aider à l’élaboration de la plaquette de prévention sur Internet destinée aux élèves : voilà ce qu’il est ressorti de l’échange de visu avec le capitaine Olivier Guerry, qui chapeaute toutes les missions prévention et communication de Paris.

Une rencontre IRL fructueuse. Image CC Flickr @cdharrison

Trêve de critique, passons à la collaboration : suite à la proposition d’Olivier Guerry, chef de l’Unité de Prévention de la Direction  Territoriale  de la Sécurité de Proximité de Paris (ouf) de travailler avec Owni pour élaborer le contenu d’une mallette pédagogique sur Internet, nous nous sommes rencontrés. L’occasion déjà de replacer le contexte dans lequel a été conçu le document initialement incriminé, un texte caricatural sur “les dangers de l’Internet”.

Polyvalence et manque de temps

Temps de formation sur les stupéfiants et la violence : quatre semaines. Internet : une journée sur Internet et ses éventuels dangers en général par une société extérieure (en 2006 !) + une journée sur la cyberpédopornographie par la brigade des mineurs. L’association Jeunes violences écoute organise aussi des rencontres auxquelles les policiers des unités prévention et communication peuvent participer.

En outre, ils sont amenés à intervenir aussi bien à propos des violences envers les personnes âgées que sur le tabac. Si l’on ajoute des effectifs qui n’ont rien de luxueux, un à quatre policiers par arrondissement, on comprend que le contexte n’est pas forcément idéal pour créer des contenus toujours pertinents. C’est bien pour cela que les missions s’appuient sur des partenaires extérieurs qui les aident à concevoir leurs documents. Problème, les interlocuteurs légitimes sur Internet ne sont pas légions. Le bât blesse une première fois.

“Proposer un discours éducatif et non alarmiste” Olivier Guerry

C’est là qu’Owni intervient, tatatam, afin d’aider à la conception de la mallette pédagogique sur Internet, prévu pour septembre prochain. Nous sommes partis sur l’idée d’un blog et d’un wiki, ouverts à tous : les policiers, des professeurs, la brigade des mineurs et bien sûr la communauté d’Owni, entre autres.

Le cadre défini par Olivier Guerry : “proposer un discours éducatif et non alarmiste, percutant et adapté. il faut aussi créer du débat pour que les adolescents prennent conscience de leur image et de leur responsabilité. Les enfants doivent agir librement en connaissance de cause.” Le public visé, ce sont les élèves mais aussi leur proche entourage, parents mais aussi grand frère, tatie…

Les différents outils de la mallette sont déjà calés : un clip, réalisé par une société de production extérieure, conjointement avec la brigade des mineurs, une plaquette (a priori format A4 plié en trois, texte et dessins), tous deux téléchargeables et des chroniques audio disponibles en podcast.

Les sites institutionnels -préfecture, rectorat, diocèse -établissements privés oblige- ainsi que celui de Jeunes violence écoute relaieront ses informations. C’est là que le bât blesse une seconde fois. Le jeune ne va pas sur le site de la préfecture, il préfère Facebook, et on le comprend. La collaboration avec Owni sera aussi un moyen de faire circuler l’information dans d’autres circuits moins web 1.0.

Pour contribuer, c’est ici : le blog Pedagogeek et le wiki

La genèse du projet de collaboration : Dangers du Net : la curieuse leçon en uniforme de la police ; #DangersduNet: Owni, police secours

Photo jdhanckock

]]>
http://owni.fr/2010/04/14/owni-police-secours-phase-operative/feed/ 2
Social Media Revolution http://owni.fr/2009/08/14/social-media-revolution/ http://owni.fr/2009/08/14/social-media-revolution/#comments Fri, 14 Aug 2009 08:12:47 +0000 Aurélien Fache http://owni.fr/?p=2311 Cliquer ici pour voir la vidéo.

Etes-vous prêt ?

]]>
http://owni.fr/2009/08/14/social-media-revolution/feed/ 1