OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 OFF TV, mode “ON” http://owni.fr/2011/01/11/off-tv-mode-on/ http://owni.fr/2011/01/11/off-tv-mode-on/#comments Tue, 11 Jan 2011 18:41:42 +0000 Loïc Dumoulin-Richet http://owni.fr/?p=29529 Une initiative tardive mais bien pensée ? Surprise !

Une initiative originale car unique au monde“. C’est par ces mots que le médiatique PDG d’Universal Music Pascal Nègre a décrit OFF TV, la web TV de la major lancée aujourd’hui. Si le concept n’a rien de révolutionnaire, on ne peut nier que la nouvelle vitrine propose de l’inédit. Universal devient en effet la première maison de disque à ouvrir une plateforme entièrement dédiée à des contenus inédits sur ses artistes, et qui plus est gratuite. Assisterait-on (enfin ?) à la naissance d’une vraie réussite de la part d’une major ?

Suite à un pré-lancement sur les réseaux sociaux en juin 2010 et plus de 300 vidéos déjà produites (3 millions de vues au compteur), OFF a pris le temps de faire les choses et de réfléchir à des concepts d’émissions allant au-delà de la simple pastille promotionnelle qu’on était en droit de craindre. Au contraire, les premiers programmes dévoilés sont plutôt alléchants voire particulièrement réussis dans le cas du “Puzzle” (un blogueur rencontre un artiste sur une thématique adaptée à leurs univers respectifs) mais surtout de la Ferber Session. Véritable live intimiste, elle propose à un artiste d’en inviter d’autres pour une carte blanche musicale enregistrée dans les mythiques studios Ferber.

“OFF n’est pas un sous-Dailymotion”

Le business model, lui, est simple. Si l’investissement initial se monte à environ un million d’euros, le site entend monétiser ses contenus via l’association de marques, soit en tant que sponsor d’un programme donné, soit par la création de contenus sur-mesure. Pas de publicité au sens classique du terme (à savoir sur les vidéos et par le biais de bannières) donc. “Nous ne sommes pas un sous-Dailymotion“, a ironisé M. Nègre. Plutôt du branding, du brand content, des termes que l’industrie de la musique commence enfin à comprendre et dont elle entrevoit les possibilités rémunératrices pour les artistes sans pour autant sacrifier la qualité des contenus. Reste à voir si les partenariats demeureront subtils et bien pensés, ne passant pas au premier plan au détriment de la musique. A noter le partenariat “privilégié” avec Samsung Mobile, dont on imagine sans peine la pertinence dans l’optique de déploiement de OFF TV sur les mobiles et les tablettes d’ici quelques mois.

La chaîne, outre les plateformes de vidéo communautaires classiques (Youtube, Dailymotion, Wat, les deux dernières faisant d’ailleurs partie des partenaires), se déploie bien évidemment sur un site dédié plutôt réussi, à la navigation aisée et bien organisée. Là encore les possibilités se révèlent nombreuses et s’avèreront d’autant plus intéressantes à mesure que les vidéos seront ajoutées. La viralité est un autre point fort, puisque toutes les vidéos sont partageables sur les réseaux sociaux et intégrables aux blogs.

Si 2011 doit permettre au concept de trouver l’équilibre, le PDG d’Universal entend rendre son nouveau projet rentable dès 2012. En attendant, OFF va prendre le temps de se déployer et de s’imposer. Une tâche plutôt aisée a priori, vu l’absence de concurrence de la part des autres major. Mais qu’à cela ne tienne, Pascal Nègre, grand Seigneur, les invite à se lancer et évoque même l’idée d’une implication éventuelle dans le futur, notamment via les artistes invités par les musiciens Universal lors des Ferber Sessions. En effet “tout le monde n’est pas signé chez nous” !

</p> <p>http://www.off.tv/wp-content/themes/offtv/export_player.php?w=560&#038;h=420&#038;video=1261</p> <p>

www.off.tv

OFF TV sur Twitter, Facebook, Dailymotion, Wat.

Crédit photo : OFF TV

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Musiciens : Comment fixer vos objectifs pour 2011 http://owni.fr/2011/01/07/musiciens-comment-fixer-vos-objectifs-pour-2011/ http://owni.fr/2011/01/07/musiciens-comment-fixer-vos-objectifs-pour-2011/#comments Fri, 07 Jan 2011 14:43:12 +0000 Ariel Hyatt http://owni.fr/?p=29400 Ariel Hyatt a fondé Ariel Publicity et Cyber PR, une agence de communication en ligne basée à New York, qui met en relation les artistes avec l’ensemble des médias en ligne. Depuis quatorze ans, elle a travaillé avec plus de 1500 artistes.

Une nouvelle année commence et un horizon vierge s’offre à nous. Le passage à 2011 est le moment rêvé pour se fixer des objectifs. Pour moi, il existe une différence très claire entre les artistes qui se fixent des objectifs, et ceux qui ne le font pas. Bon nombre d’entre vous aura déjà consulté la précédente version de cet article (ou une autre) sur la définition d’objectifs puisque l’heure est aux bonnes résolutions. Posez vous la question : “est-ce que je veux que cette année change quelque chose dans ma carrière ? Si oui : de quelle manière ?” Abordez la définition de vos objectifs comme si vous conduisiez dans un pays étranger. Sans itinéraire clair, vous n’atteindrez jamais votre but. Se fixer des objectifs, c’est comme se créer sa propre carte routière.

Cet article a pour but de vous aider à créer votre propre carte pour arriver là où vous voulez aller dans votre carrière musicale cette année, que vous considériez la musique comme un hobby ou que vous souhaitiez en vivre. Dans ce présent billet, j’ai ajouté quelques liens vers les meilleurs articles destinés aux musiciens qui expliquent également comment atteindre ses objectifs. Mettez-le dans vos favoris, et n’hésitez pas à le relire tout au long de l’année !

Définissez clairement vos objectifs !

De nombreuses études ont établi qu’une vision à long terme est l’élément le plus efficace pour prédire la mobilité sociale et économique aux États-Unis. Et il est prouvé que ceux qui écrivent leurs objectifs ont bien plus de chances des les atteindre.

Les domaines à privilégier… et à mettre en ordre !

Première étape : définissez clairement les domaines à privilégier.

Voici un liste de domaines sur lesquels il vous faudrait vous concentrer. Éliminez ceux qui ne vous conviennent pas et recopiez ceux qui vous semblent importants.

  • Branding : quelle image voulez-vous véhiculer ?
  • Marketing : ce que vous ferez cette année concernant votre plan marketing
    Rick Goetz a écrit un excellent guide en deux parties sur “comment s’attaquer efficacement à un plan marketing pour sortir sa musique sur les réseaux sociaux”.
  • Newsletter : La créer et l’envoyer une à deux fois par mois cette année et définir combien de personnes peuvent être ajoutées à votre mailing list.
  • Site web : construction d’un nouveau site ou intensification de votre présence en ligne ?
  • Réseaux sociaux : à quoi ressemble votre page Facebook ?
  • Relation Presse : faire parler de vous à la radio, dans les journaux ou sur internet.
  • Concerts : une tournée ou des concerts près de chez vous cette année ? Ou les deux ?
  • CDs et téléchargements : combien en sortiriez, distribueriez et vendriez-vous ?
  • Finances : combien voudriez vous gagner cette année ?
  • Synchronisation : allez-vous travailler dans cette voie cette année ?
  • Élargir votre fanbase : de quelle manière comptez-vous vous y prendre ?
  • Entourage : allez-vous prendre un manager ou un tourneur ?
  • Planning : comment comptez-vous gérer votre temps cette année pour être sûr de vous concentrer sur vos objectifs musicaux ?
  • Écriture et enregistrement : comptez vous écrire ou enregistrer un album ou un EP cette année ?
  • Votre instrument : allez vous acheter un nouvel instrument ou prendre des cours ?
  • Santé : pour améliorer vos performances en live : sport, alimentation etc…

Deuxième étape : écrivez vos Objectifs

  • Écrire chaque objectif comme s’il était en cours de réalisation – Utilisez le présent.
  • Définissez les dates auxquelles vous souhaitez atteindre vos objectifs
  • Vos objectifs ne doivent concerner que vous. (Ils ne peuvent pas dépendre de quelqu’un d’autre)
  • Faites qu’ils soient réellement réalisables
  • Commencez par des objectifs raisonnables et que vous pouvez rapidement supprimer de la liste pour donner une dynamique à votre travail.
  • Assurez-vous que la réalisation de vos objectifs vous motive ! Derek Sivers a écrit un très bon article à ce sujet.

Troisième étape : visualisez vos objectifs au quotidien

Je recommande vivement d’écrire vos objectifs clairement sur une feuille ou de créer un tableau d’affichage qui les illustre. Utilisez des couleurs ou faites des collages qui leur donnent vie, et placez-le dans un endroit que vous voyez tous les jours. De cette façon vous les garderez facilement à l’esprit.
Carla Lynne Hall du Roskstar Life Lessons a sur son blog un très bon guide pour créer un planning visuel efficace.

Comment atteindre vos objectifs ?

1. Commencez par fixer un objectif facile et atteignez-le

Une des raisons majeures pour laquelle les gens n’atteignent pas leurs objectifs et ne tiennent pas leurs résolutions, est qu’ils se placent d’avance en situation d’échec en fixant des objectifs qui nécessitent beaucoup de discipline et de temps. Il n’y a rien de mal à être ambitieux mais voici ce que je préconise pour éviter ce piège…
Fixez-vous un objectif simple et atteignez-le dans les deux semaines qui suivent. Ceci vous donnera de l’élan et la sensation que vous avancez rapidement.
Pensez à un but modeste et réalisable, qui ne nécessite que 4 à 5 heures.

Choisissez par exemple de :

  • Ranger votre studio encombré
  • Nettoyer votre bureau
  • Supprimer les dossiers indésirables de votre ordinateur
  • Jeter vos vieux papiers
  • Écrire une nouvelle chanson

Ensuite, fixez-vous une date pour réaliser cette tâche et faites-le.
Une fois que vous avez atteint un objectif durant les deux premières semaines de l’année, le reste de vos objectifs semblera bien plus facile à atteindre et vous serez capable de réduire petit à petit votre liste.

2. Faites des listes

  • La veille au soir, faites des listes quotidiennes des tâches à accomplir pour atteindre vos objectifs. Faîtes les choses les plus compliquées le matin, ne repoussez pas.
  • Chaque jour, faites quelque chose qui vous rapproche de votre objectif.
  • Déléguez à d’autres les petites activités qui vous font perdre un temps précieux.
  • Ne vous surchargez pas. Certaines études montrent que vous ne pouvez effectuer que six tâches par jour.

3. Écoutez le conseil de Derek Sivers: fermez-la!

Derek a fait un discours passionnant de 3 minutes sur le fait de garder ses objectifs pour soi parce que les annoncer au monde entame votre motivation. Je sais que je viens de dire de les afficher quelque part où vous pouvez les voir, mais c’est très différent du fait d’en parler.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

4. Faites-vous aider

Fédérez une équipe pour vous aider !! Prenez un stagiaire ou deux – Postez une annonce et faites-vous passer pour un employeur cherchant un stagiaire. Vous serez impressionné de voir combien de jeunes efficaces voudront s’investir dans votre projet.
Si vous n’êtes pas très à l’aise avec cette idée, demandez a un ami ou un membre de votre famille de vous aider. Consacrez juste deux heures par semaine à cette personne pour mettre la machine en route.

5. Organisez votre temps pour atteindre vos objectifs

Vos objectifs se réaliseront seulement si vous leur accordez du temps. La lauréate Christina Horn de Hudson K, gagantes de mon challenge : “Neuf semaines pour réussir dans la musique”, a réalisé une une très bonne vidéo sur “Comment bien organiser son temps du point de vue de l’artiste”.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

6. Souvenez-vous que vous pouvez modifier vos objectifs en cours de route

L’objectif doit considéré comme comme une lumière qui vous guide tout au long du processus. Je ne conseille pas d’en changer chaque semaine, mais l’industrie de la musique évolue tellement rapidement qu’il est difficile de savoir quels objectifs peuvent être atteints. Donc si au cours de l’année, votre objectif change, il est possible de modifier en conséquence.

7. Chaque jour, écrivez cinq actions que vous avez réussi

Tout au long de l’année, je vous conseille d’écrire chaque jour cinq petites victoires. J’ai appris cette technique très efficace de T. Harv Eker. Dès que cela devient une habitude, vous vous concentrez sur le positif, et arrêtez d’être trop critique envers vous-même.
Mettez toujours un petit carnet dans votre sac de concert ou sous votre lit, et chaque jour écrivez cinq victoires. Assurez vous qu’une ou deux idées soient en relation avec la musique ou votre groupe.

Voici quelques exemples :

  1. J’ai fait du sport
  2. J’ai écrit les paroles d’une nouvelle chanson
  3. J’ai appelé trois clubs qui peuvent me programmer
  4. J’ai fait la Vaisselle
  5. J’ai écrit un article sur mon blog

Mon dernier conseil : ménagez-vous!

Ce procédé est sensé être développé sur une année entière et il y aura des jours où vous vous sentirez frustré et désespéré.
L’auto critique perturbe l’accomplissement d’objectifs et de rêves. Alors au lieu de vous critiquer, vous rendre coupable, prenez du recul et prenez conscience du positif, et appréciez vos réussites.
Une autre chose qui pourrait vous arrêter c’est de ne pas prendre de temps pour VOUS. Planifiez du temps pour la réflexion et appréciez-le. Une promenade dans les bois, vous préparer un super repas, passer du temps avec des gens que vous aimez et économiser votre énergie pour quelques jours sans pour autant avoir la pression des fêtes ou évènements…

Je vous souhaite tout le succès possible pour 2011 !

Crédit Photo Flickr CC : Olitaillon / Djenvert / LucasNinno / M4tik

Traduction : Romain Saillet et Lara Beswick

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Bands, Brands & Fans http://owni.fr/2010/11/16/bands-brands-fans/ http://owni.fr/2010/11/16/bands-brands-fans/#comments Tue, 16 Nov 2010 09:51:21 +0000 Didier J Mary http://owni.fr/?p=27902 Didier J. Mary est le fondateur de “l’agence sonore” CybearSonic, qui élabore l’identité sonore de marques et travaille sur des problématiques d’image par la musique. Il publie sur le site Marketing Professionnel ainsi que sur KoToNTeej.

Bands, Brands & Fans. Voilà un schéma intéressant à explorer dans la période actuelle, où les marques doivent lutter face à leurs concurrents de plus en plus nombreux et où les artistes et groupes cherchent un point d’équilibre suite à l’évolution de l’industrie musicale.

Existerait-il une stratégie à construire qui permette aux uns et aux autres de trouver un intérêt à se « connecter », servant ainsi de relais réciproques, vers une audience conjointe ou partagée ?

Situation actuelle

75% du public évite « activement » la publicité, que ce soit à la TV, sur Internet ou en affichage. (SIFO Institute 2009)

A 65 ans, le consommateur moyen aura vu 2 millions de spots publicitaires (soit l’équivalent de 24 heures de pubs, tous les jours pendant 2 ans).

Aux USA, si dans les années 60, 3 diffusions de publicité permettaient de toucher 80% des 18-49, il faut aujourd’hui 117 passages en « prime time ».

Une étude AC Nielsen montre que nous ne mémorisons en moyenne que 2 spots de pub parmi ceux vus dans une journée.

Aujourd’hui, le public écoute de la musique en moyenne via 5 sources/équipements différent(e)s, et y passe de plus en plus de temps chaque jour. (étude Millward Brown Brandamp 2007)

Si l’on définit l’implication du consommateur par la somme du nombre de contacts quotidiens et du montant total de consommation, alors la musique offre le volume le plus large de mises en relation qu’aucune autre catégorie et est, de loin, le loisir le plus consommé aujourd’hui. (Steve Yanovski – Mindshare)

Quelques chiffres

Une étude en ligne Nielsen en Europe donne les résultats suivants :

  • 97% des marques/entreprises pensent que la musique renforce leur positionnement,
  • 76% utilisent activement de la musique dans leur marketing,
  • 7 sur 10 considèrent que la musique sera encore plus importante dans le futur.

Mais :

  • 7 sur 10 dépensent au maximum 5% de leur budget marketing en musique,
  • 6 sur 10 n’ont jamais évalué la « couleur sonore » de leur marque/entreprise,
  • 8 sur 10 n’ont pas de logo sonore.

Plus:

  • 64% des consommateurs affirment qu’ils font confiance au parrainage de marques, en hausse de 15 points par rapport à 2007.
  • 86% sont intéressés par les marques qui enrichissent leur produit par offres liées à la musique, comme des téléchargement, le support de festivals ou d’événements live.

Les marques, plus qu’un “bailleur de fond”

Traditionnellement, l’industrie musicale ne voit les marques que comme d’énormes bailleurs de fonds potentiels.
Mais en réalité, les marques dépensent une très faible partie (5%) de leur budget marketing sur le poste Musique.
De l’autre côté, les marques considèrent qu’il est complexe de travailler avec l’industrie musicale, du fait des problèmes légaux, et que cela revient cher. De plus, il leur semble difficile d’évaluer le retour sur investissement (ROI) et 38% évoquent même qu’il s’agit de leur principal problème.

Fort heureusement, tout évolue, et l’on voit que de plus en plus de marques intègrent la musique dans leur communication, leur objectif clé étant de mettre en place un nouvel axe, voire un réalignement, des valeurs portées, en se basant sur 3 points principaux : la découverte, l’authenticité et l’association d’images.

Côté industrie de la musique, les marques sont désormais vues comme des partenaires, qui permettent d’atteindre des buts et une vision, tant pour un artiste qu’un label, via un support financier et la connexion avec de nouveaux publics, plateformes ou territoires. De plus, cela permet à l’artiste d’être vu comme une marque à part entière.

Musique : émotions, implication, vécu, exclusivité

Pour qu’un artiste, groupe, voire label ou festival, puisse se connecter à une ou des marques, il convient de bien préparer sa présentation… En effet, il ne suffit pas de se présenter en quelques mots et de signifier ensuite le montant financier attendu… « Un peu court, jeune homme… ».

Le « demandeur » devra réfléchir et décrire un certain nombre de points fondamentaux :

  • Sa vision, ses objectifs, court et long termes, et ses valeurs. Les objectifs doivent être réalistes, mesurables et définis dans le temps. Les valeurs doivent permettre de clairement décrire ce à quoi les fans pourront s’associer, car elles devront être mises en parallèles avec celles de la marque considérée.
  • Son actif, c’est-à-dire ce qui existe déjà et permet de diffuser des messages : site Web, media sociaux, produits (disques…), couverture presse, taille de l’audience lors de concerts… Il convient aussi de définir le type de « tribu » qui a été créée : qui sont les fans, d’où ils viennent, leur nombre, la qualité du lien…
  • L’« histoire » qu’il souhaite raconter au public. Il ne s’agit pas de la biographie ou de l’historique, mais bien de définir une forme de «slogan », qui ancre clairement les objectifs et les valeurs définis plus haut.

Ensuite, pour permettre la connexion avec une marque, il conviendra de définir ce qui est recherché dans le partenariat :

  • un support financier, pour la production par exemple,
  • la connexion à de nouveaux publics et fans,
  • la disponibilité sur de nouveaux supports de diffusions,
  • la présence sur de nouveaux territoires,
  • …voire la possibilité de plus facilement devenir une marque « musicale » à part entière.

Bien sûr, il convient de toujours garder à l’esprit que le partenariat doit être au bénéfice mutuel des 2 parties… Il ne s’agit pas uniquement d’une transaction financière… Pour ce faire, il convient qu’à tout moment, il y ait accord sur les objectifs, les valeurs, que le poids et l’influence respectifs de chacun soient équilibrés, et que les relations soient et restent amicales. Au besoin, ne pas oublier de demander leur avis aux fans d’un côté, aux clients de l’autre…

Dès lors que tout ce travail amont aura été réalisé, il sera « facile » de cibler les marques à contacter, qui correspondent et peuvent réagir positivement, dès lors qu’elles :

  • partagent des valeurs et cibles similaires avec les vôtres,
  • perçoivent l’intérêt de votre initiative dans le cadre de leur stratégie globale,
  • bénéficient de votre relation pour réaliser leurs objectifs,
  • savent clairement, comme vous, ce qu’il est attendu de ce partenariat,
  • intègrent votre musique dans leurs priorités de communication, là où elles n’en perçoivent pas en temps normal,
  • découvrent, au-delà de votre musique, l’audience (la tribu) qui y est attaché,
  • prennent du plaisir, en termes de communication et de marketing, à entrer dans cette connexion.

Pour conclure, lors de la mise en place de tels accords de partenariat, l’artiste (groupe, label, festival…) ne doit pas « vendre son âme», d’où l’importance d’aligner les valeurs et objectifs de chacun, et de se tenir sur cette route au bénéfice de chacune des 2 parties, le plus longtemps possible…

Exemple

CybearSonic, en tant que superviseur musical, a permis la connexion du Syndicat National de la Publicité TV (SNPTV) avec l’artiste Inna Modja, via l’utilisation de son titre « Mister H » pour des publicités dans le cadre de sa campagne « La publicité TV, c’est pour ça qu’on l’aime », qui a été diffusée de décembre 2009 à janvier 2010 sur plus de 30 chaines (http://www.lapubtele.fr/).

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

D’autres exemples:

Jil is lucky pour Flower by Kenzo

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Chilly Gonzales pour Afflelou:

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Crédits photos CC flickr: ul_marga; ilgiovanewalter; joshfassbind

Article initialement publié sur: marketing-professionnel.

A voir aussi: Kotonteej

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Marques et artistes, une idylle partie pour durer [2/2] http://owni.fr/2010/11/05/marques-et-artistes-une-idylle-partie-pour-durer-22/ http://owni.fr/2010/11/05/marques-et-artistes-une-idylle-partie-pour-durer-22/#comments Fri, 05 Nov 2010 11:15:22 +0000 Aurélien Sooukian http://owni.fr/?p=27732 Cette article fait suite au billet “Marques et artistes, une idylle partie pour durer” [1/2] publié hier, écrit par Aurélien Sooukian.

La scène, souvent perçue comme étant la roue de secours d’une industrie sinistrée par la baisse des ventes de CD, est elle aussi investie par les marques. Ce branding à 360° profitant de l’artiste et toute création qui l’entoure, du tee shirt au spectacle, de la partition au porte clé ne fait pas l’unanimité même si certains l’ont totalement intégré.

Des salles de concerts…

Mais à mesure que les ventes de disques s’écroulent, le premier lieu d’investissement musical est plus que jamais le live. Des méga-marques organisent donc des méga-événements pour conserver leur leadership. Le N°1 des ventes de musique en ligne Apple, organise tous les ans à Londres, capitale du rock, the « iTunes Festival » : 31 nuitées de folie avec plus de 60 artistes. Y sont associés événements physiques et nouvelles technologies, soutenus par une solide stratégie 360 : « Can’t be there ? You can enjoy the best of the Festival from wherever you are on TV, online and on iPhone, iPad or iPod touch and twitter ». En France aussi, les sponsors foisonnent : Le 21 juin dernier, TV5 Monde, Radio France, France Télévisions, et même le Crédit Mutuel se font l’écho de la fête de toutes les musiques en tant que sponsors officiels.

Là aussi, c’est du win/win : les sponsors apportent aide technique et artistique à certains jeunes participants, le programme des manifestations est largement diffusé, les personnes et structures qui peuvent s’associer et s’enrichir mutuellement sont mises en contact…Les logos se font leur place sur les programmes, dans la presse, et les retombées en terme d’image pour ces enseignes n’ont pas de prix.

… aux scènes virtuelles

A l’heure où les PMU résilient leurs baux commerciaux les uns après les autres, le point de rencontre s’hyper-virtualise. Le rendez-vous est bel et bien devenu l’histoire d’un clic.

Paradoxe : Facebook et autres Twitter, symboles mêmes des communautés virtuelles, incitent maintenant aux rencontres vivantes : fêtes annoncées sur des groupes publics, apéros géants, soirées à thème. Par ce biais, les organisateurs de la « Desigual Kiss Kiss party», où By Music s’est rendu en juillet dernier, provoquent du contact humain.

Les guest groups (Pony Pony Run Run en première partie, suivis d’un set de Nicolas Ullman), en vedette sur tous les flyers, ont trouvé un levier plus efficace que Myspace pour faire parler d’eux.

Afin de célébrer l’ouverture de son nouveau magasin à Opéra, et surtout d’y densifier les visites, l’audacieuse marque espagnole mise sur le cadeau « laissez-passer » : un nombre limité de T-shirts aux couleurs de la nuit du baiser attendent les clients dans la boutique, leur permettant ensuite d’accéder au concert, comme un VIP.

La population de fans est peut-être un peu jeune et surexcitée, mais bien décidée à faire la pub de la boutique aux vêtements asymétriques.

Dans le même registre, le rappeur Common s’était lui aussi produit lors des Block Parties organisées pour le parfum Only The Brave by Diesel.

Alors, artistes : ambition ou corruption ?

On a longtemps dit que l’art ne s’achète pas. Pourtant les artistes aujourd’hui, dans leur course à la célébrité, ont à leur disposition un arsenal complet d’outils pour se vendre. Ils peuvent plus aisément que jamais choisir leur degré d’indépendance et « s’auto-marketer» pour se démarquer.

A tel point que l’on se demande si le quotidien de certains d’entre eux est toujours la musique. Ces dernières années, l’endorsement (association avec l’artiste, comme H&M et Madonna par exemple) a explosé.

Des figures parfois moins connues du grand public que La Madonne mais toutes aussi respectées dans leur milieu deviennent vite des hommes d’affaires. Dès 1992, le hip-hoppeur Russel Simmons et fondateur du label Def Jam lançait déjà sa ligne Phat Farm aux notes élégantes et sportives. Aujourd’hui encore, les collections s’arrachent de ses vitrines en plein centre de Soho.

Plus récemment, Pharell Williams ne tarde pas à s’en inspirer et va plus loin dans le haut de gamme en faisant appel à Louis Vuitton pour signer une collection de joaillerie de luxe. En 2005, Kanye West tente à son tour de s’affirmer en tant que styliste sans y parvenir.

C’est encore Louis Vuitton qui acceptera de le servir en cosignant avec lui des sneakers qui connaîtront un beau succès. Depuis Missy Elliot en égérie d’Adidas, ou Justice pour la gigantesque basket Nike, on n’arrête plus les bénéfices à double sens. Dans les couloirs de métro cette année qui n’a pas vu Bob Sinclar offrir son image aux casques Sennheiser ?

Alors, les artistes vendent-ils leur âme au diable ? Certains grands noms comme Erykah Badu, musicienne accomplie à l’âme militante, l’affirment et s’élèvent au contraire contre les diktats de la consommation : la chanteuse se dévêt entièrement dans son clip Window Seat, ôtant une par une chaque couche que voudrait lui faire endosser la société. A-t-elle oublié qu’elle donnait pourtant en 2008 dans un genre purement commercial, quand elle se parfumait au White Patchouli pour une publicité Tom Ford ?

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Elle nous offre en tous cas la meilleure des conclusions : parce que les artistes sont devenus des marques et les marques des agrégateurs de contenus, leurs destins sont plus que jamais intimement liés.

Cet article a été initialement publié sur admirabledesign.com

Crédit photos flickr CC: Samantha Decker; Fotocheska; lovecat

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Marques et artistes, une idylle partie pour durer ? [1/2] http://owni.fr/2010/11/04/marques-et-artistes-une-idylle-partie-pour-durer-p1/ http://owni.fr/2010/11/04/marques-et-artistes-une-idylle-partie-pour-durer-p1/#comments Thu, 04 Nov 2010 14:08:11 +0000 Aurélien Sooukian http://owni.fr/?p=27723 Aurélien Sooukian est le cofondateur et le directeur de By Music, une société de conseil et de création musicale à destination des professionnels de la communication et des médias.

Les relations entre artistes et marques existent depuis longtemps. Cependant, ces opérations de branding se sont massivement développées ces dernières années, devenant un source prépondérante de revenu pour certains artistes. Et un objectif à atteindre pour beaucoup d’autres…

D’un côté, les annonceurs…

L’abondance des messages publicitaires adressés au consommateur, la volatilité croissante des clients ou encore l’essor d’Internet – support de milliards de contenus à haute valeur ajoutée – sont autant de phénomènes pouvant entraver la visibilité des marques.

Qui, aujourd’hui, ne juge pas les ondes saturées ? Le paysage audiovisuel surencombré ?

De l’autre côté, les artistes et l’industrie du disque : démocratisation des outils de production audio, accessibilité offerte par Internet pour faire découvrir son talent (ou pas) au monde entier, fin du disque comme relais de développement unique… les créateurs de musique profitent de la révolution numérique mais doivent parallèlement redoubler d’efforts pour espérer trouver leurs publics et se constituer une fanbase rentable.

Et si dans cette nouvelle configuration les deux univers s’associaient pour créer du contenu ? Si le pouvoir médiatique et la puissance financière des premières servaient l’éclosion des seconds ? A moins que ce ne soit la notoriété d’artistes confirmés qui permettent à des campagnes de communication de décoller en quelques jours ?

Des synergies à haute valeur ajoutée

Les stratégies « traditionnelles » de développement tant pour les entreprises que pour les artistes et les labels ne suffisent plus. Le nouvel environnement de marché, sur fond de conjoncture difficile, oblige les deux parties à faire preuve d’une grande inventivité pour continuer à générer de l’attirance, de la préférence et donc du succès.

C’est ainsi que marier harmonieusement marque et musique dans des conditions originales est devenu l’un de leurs nouveaux enjeux. Qu’il s’agisse de lancer un produit ou rajeunir un coeur de cible, le nombre d’associations explosent car les synergies foisonnent.

Cette tendance a pris ces derniers mois de nombreuses formes dont la seule limite est l’imagination : multiplication des concerts et festivals organisés par les marques elles-mêmes (Paco Rabanne, Heineken…), synchronisation de titres « forts » en pub TV (Weezer/La Banque Postale, Jil is Lucky/Kenzo, Yael Naim/Apple…) jusqu’à la vente en avant-première de tickets de concerts aux clients d’une entreprise (Alicia Keys/Amex).

Les bons partenariats ont également cet avantage de faciliter le storytelling des deux côtés. On se souvient que la chanteuse Izia, au-delà de son réel talent, doit certainement une partie des récompenses obtenues aux dernières Victoires de la Musique à sa mise en avant dans la publicité Petit Bateau.

La marque de vêtement quant à elle, perçue au passage comme révélatrice de nouveaux talents, tire parti de la récente explosion médiatique de l’artiste. Une stratégie win/win dont le modèle va très probablement faire des émules dans un avenir proche.

Quand la musique est au coeur du “brand content”

Les marques comme les artistes ont donc besoin de créer un contenu singularisant et doivent désormais adopter une logique de storytelling pour se développer. Le sponsoring est une des options fréquemment choisie.

Parmi les précurseurs, Paco Rabanne poursuit le Black XS Live Show, et illustre son parfum féminin par un tour du monde musical en s’associant aux Français de la Blogothèque : ils réalisent des « concerts à emporter » (un concept à adopter), dans neuf pays du monde (Japon, Turquie, Espagne, Canada, Royaume-Uni, Argentine, Mexique, Chili et France) pour faire découvrir de nouveaux artistes venus de tous horizons. Faites donc un tour sur leur site et visionnez des vidéos insolites prises sur le vif, au coeur des grandes villes d’Europe et d’ailleurs !

Diesel U Music label, créé par le grand nom du jean, fait toujours le buzz une décennie après sa création, avec pour projet la promotion d’artistes non signés.

Myspace, bien qu’un peu chargé, vaut le détour. Plus collaboratifs encore, certains nous enrôlent dans des compétitions épicées. Pour se montrer, s’amuser, faire des rencontres ou décrocher le gros lot, le citadin prend les baguettes et orchestre la com’ de la marque brésilienne Havaïanas qui a lancé cet été une opération solaire à double enjeu : l’agence Enjoy ADS invite les volontaires à se rendre chaque jour dans un magasin de la marque et à y retirer un code pour se procurer en ligne des goodies exclusifs, et même une paire de tongs pour les plus assidus !

Mais le coeur de l’opération, annoncée sur tous les réseaux sociaux que nous fréquentons, se loge sur le site e-commerce de l’enseigne : les internautes doivent y mixer un clip à partir de sons tonguesques uniquement !

Même dans des secteurs moins funs comme l’assurance ou la banque, on use du co-branding dont les applications, à renfort de milliers d’euros, ne passent pas inaperçues.

Il y a ainsi désormais de la musique dans votre Carte Bleue : depuis 3 ans, le marketing se plie en quatre pour entrer dans une puce électronique et la Société Générale fait du bruit avec So Music, la carte de paiement Universal Music.

Elle permet (aux ados, en général) d’accéder à des offres promotionnelles sur le téléchargement légal de titres en ligne (www.somusic.fr), à 4 chaînes Web TV, à des cadeaux divers, et surtout à des offres de stages et d’emplois en lien avec la pratique musicale…Ici, chacun des deux acteurs tire parti de l’image de l’autre. Bon, 24 euros par an, le tarif est raisonnable et adapté à la cible, jeune. On regrette seulement que les playlists proposées ne soient pas suffisamment riches et diversifiées.

Retrouvez la deuxième partie de cet article

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Cet article a été initialement publié sur admirabledesign.com

Crédit photo cc flickr : jordi.martorell, crises_crs

Document remis : photo sennheiser

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